Freelance: Grover Lewis à Rolling Stone

Freelance: Grover Lewis à Rolling Stone

PublisherGrasset
FormatPaperback
LanguageFrench
LocationFrance
Copyright2009-05
Pages / Font448 pages
ISBN978-2-246-70011-1
Barcode9 782246 700111
Price€20.90
NotesFin des années 60. En plein avènement de la contre-culture naît une nouvelle forme de journalisme, proche de la littérature : des articles longs, très écrits, où les auteurs se mettent en scène. En digne héritier, Philippe Garnier sort un livre sur le phénomène : Freelance – “Grover Lewis à “Rolling Stone” : une vie dans les marges du journalisme”. Sous-titré “Grover Lewis à Rolling Stone : une vie dans les marges du journalisme”, Freelance est peut-être le bouquin définitif de Philippe Garnier, le plus intime, le plus près de l’os. Et aussi le plus vivant, le plus romanesque, le plus drôle, le plus épique. C’est d’abord un tableau de l’explosion du journalisme alternatif vers la fin des années 60, notamment à travers le bimensuel rock de San Francisco, Rolling Stone. Composé de soiffards et de drug addicts (Hunter S. Thompson, Tom Wolfe et une flopée de mavericks de la plume moins connus en France), mené par un nabab chevelu qui favorisait les tendances têtes brûlées de ses hommes au lieu de les brider (Jann Wenner), ce journal était au coeur d’une constellation de publications qui transgressaient toutes les règles, que ce soit en termes de style, de longueur de papiers ou de frontière entre le “in” et le “off”. Freelance est ensuite une biographie de Grover Lewis, plume majeure de RS de 1971 à 1973, enfant maudit du Texas qui a fui son bled par amour des livres et pour oublier le tragique et réel western de ses parents qui s’entretuèrent à coups de Winchester quand il avait 8 ans. Pour situer l’impact de Lewis, il est ce type qui a suscité la vocation de Philippe Garnier, lui-même figure totémique de toute une génération de journalistes français. Il ne faut pas l’écrire trop fort, car Garnier récuse à son endroit le terme trop connoté et corporatiste de “journaliste”. Freelance est enfin un autoportrait en creux où Garnier se réapproprie la plupart des sujets traités par Lewis (Bob Mitchum, Lee Marvin, Tuesday Weld, Gus Hasford, Aldo Ray…), toutes ces figures flamboyantes de séries B ou C (et parfois A) de la pop culture américaine qui animèrent les pages de Rock & Folk et de Libé, ou l’écran de Cinéma, cinémas. C’est dire si Freelance est riche en histoires croustillantes, gossips de coucheries, ragots de coulisses du cinéma, anecdotes journalistiques gorgées d’alcool, petites épiphanies pleines de saveur qui redessinent une histoire parallèle en mode mineur de la culture américaine. Dette honorée vis-à-vis d’un ami mentor qui fut un grand journaliste oublié par la postérité, Freelance est surtout une lettre d’amour à la langue américaine et un hommage mélancolique à une forme de journalisme freestyle de moins en moins tolérée par notre époque. Serge Kaganski
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